La clause de non-concurrence post-contractuelle est un engagement pris par un agent commercial de ne pas exercer d’activités concurrentes après la fin de son contrat avec une agence immobilière. Mais que se passe-t-il si cette clause n’est pas respectée ?
Le droit à des dommages-intérêts
L’agent immobilier bénéficiaire de la clause peut réclamer des dommages-intérêts en cas de violation. Cependant, la Cour de cassation rappelle un point essentiel :
L’indemnisation n’est possible que si l’agence immobilière démontre avoir subi un préjudice directement lié à la violation de la clause.
Exemple concret
Un agent commercial viole son engagement de non-concurrence. L’agent immobilier demande réparation et réclame des dommages-intérêts.
- La cour d’appel avait initialement donné raison à l’agent immobilier.
- Mais la Cour de cassation a censuré cette décision, soulignant que le préjudice réel n’avait pas été démontré.
La preuve du préjudice
Pour obtenir réparation, l’agent immobilier doit établir :
- Le principe du préjudice : montrer que la violation de la clause a eu un effet négatif.
- L’étendue du préjudice : quantifier le dommage subi.
La simple violation de la clause ne suffit pas : il faut un lien direct entre la non-concurrence violée et le préjudice.
En résumé
- Une clause de non-concurrence peut être efficace.
- La réparation financière n’est possible que si un préjudice réel est démontré.
- Les agences immobilières doivent donc documenter et chiffrer le préjudice avant d’engager toute action judiciaire.








